samedi 23 août 2014

Fiche Historique, les Châteaux-forts. Beynes





















Fiche N° II



Armorial de la famille d'Estouville










۩   Le Château-fort de Beynes, à Beynes

















Le Château de Beynes est un château fort situé dans le centre de la commune de Beynes dans le département des Yvelines, en France.

Le château médiéval de Beynes est un parfait exemple de ces forteresses nées de la féodalité, dans le contexte des luttes contre l'expansion capétienne. Mais il a gardé une valeur stratégique jusqu'à la fin du Moyen-Âge, d'abord à cause de la guerre de Cent Ans, puis des guerres de religion, particulièrement virulentes dans l'ouest parisien. Enfin, loin d'être abandonné à ce moment, il deviendra un moyen pour les puissants du jour de se possessionner près de la capitale, à telle enseigne qu'un grand architecte comme Philibert Delorme ne dédaignera pas d'y travailler.


















Dénomination : Château-Fort


Localisation :    78650, Beynes, département des Yvelines.


Région : Ile-de-France


Année de construction : XI ième Siècle




Architecture

 Le château primitif

Il est probable que le château dont les ruines nous sont actuellement accessibles dut son implantation à la volonté des barons de Beynes de le soustraire aux inondations de la Mauldre. Ils utilisèrent pour cela un micro-relief, petit "éperon" qui s'avance vers la rivière, déjà utilisé un peu plus haut par l'église. Toutefois, cette installation nécessita quelques travaux de remblaiement dans la partie sud, afin d'élargir l'assiette de la fortification.

*  Le donjon
Celui-ci consista en une forte tour de plan ovoïde, entourée d'une chemise elle-même défendue par une braie. On y accédait par une tour-porche.
Remaniée puis arasée au milieu du XVe s., la tour de Beynes est une des principales découvertes des fouilles récentes . Jusque-là en effet, le donjon du château avait été identifié à tort à une haute tour isolée dessinée sur une gravure de la deuxième moitié du XVIIIe s. De fait, un devis de démolition de 1732 montre qu'était appelée "donjon" une tour juchée sur le châtelet d'entrée côté ville. Or, une analyse de ce texte et des témoins archéologiques subsistant montre qu'il ne pouvait s'agir que de superstructures ajoutées au château médiéval au cours du XVe s. Le mémoire précise bien qu'il s'agit d'une "augmentation" du châtelet d'entrée. Celui-ci étant daté sans ambiguïté du XVe s., une tour construite par-dessus ne saurait dater du XIIe. . . Il n'était pas, en 1732, prévu de détruire ce "donjon", qui fera d'ailleurs l'objet d'un marché de charpenterie en 1735. Il était donc le seul encore visible lors de l'exécution de la gravure. Le "vrai" donjon est une tour ovale aux fondations épaisses de 2,20 m, en moellons calcaires. Fondé sur le terrain naturel (sédiment caillouteux formant un des niveaux d' alluvions de la Mauldre), ce mur est en petit appareil avec blocage interne, monté par lits successifs correspondants aux assises de parement (ce qui a permis au XVe s. un arasement très plan, rendu encore plus soigné par un coulis de chaux parfois répandu à sa surface).
 Du côté nord a été repéré ce qui pourrait avoir constitué un soubassement de seuil. En effet, le type de maçonnerie change : à la place du blocage se trouvent des blocs plus gros dont la surface est bien réglée. À cette époque, l'entrée d'un donjon est classiquement située à l'étage, mais des exceptions sont connues. La porte du donjon ayant été disposée à l'opposé de l'entrée du château, cela pouvait suffire pour éviter une pénétration brutale dans celui-ci. Un avant-corps fut peut-être construit devant, comme semble l'attester le départ d'un mur qui borde la porte au nord. Une tour d'escalier saillante se trouvait à l'opposé, du côté de l'entrée du château. Elle devait desservir l'ensemble des étages, probablement trois, selon la conception classique de ce type d'édifice.

 * Les deux enceintes concentriques
Ce donjon était entouré d'une chemise. Elle consiste en un mur épais, qui pouvait atteindre 3 m au niveau du rez-de-chaussée. Comme le donjon, il est en blocage de moellons tout venant, parementé en petit appareil, le tout lié avec un mortier de chaux assez sableux. À l'heure actuelle, cette muraille est flanquée de neuf tours semi-circulaires.
Du côté de la ville et à l'opposé, vers la Mauldre, quatre de ces tours forment deux châtelets d'entrée. Mais toutes ces tours ne sont pas contemporaines les unes des autres. Seules cinq datent du château primitif, quatre étant clairement visibles en élévation. De petit diamètre, elles sont fortement talutées. La tour centrale du côté sud (entre les châtelets) a été refaite complètement au XVe s., comme le montre la continuité des maçonneries avec celles du logis construit à cette date, et les différences avec le rempart dans lequel elle vient s'insérer; en revanche, la partie basse est conservée. Elle est visible derrière le mur du couloir du XVe s., qui entoure le château en partie basse, grâce à une ouverture de visite des latrines de la tour, ménagée dans l'épaisseur de ce mur et la base de la tour.
 Les châtelets d'entrée ont été rajoutés après la première phase de construction de la chemise : les dimensions des tours sont plus grandes, elles sont construites en appareil soigné, ne sont pas talutées ; elle sont ornée d'une moulure qui est la même que celle qui forme la plinthe du logis sud, qui est postérieur au donjon arasé qu'il recouvre, et l'une de ces tours est même chaînée à ce logis (châtelet côté rivière).
L'entrée se faisait auparavant par une tour-porche, dont les fondations ont été retrouvées en 1997 dans le sous-sol du couloir casemate construit au XVe s., qui entoure le château. On en trouvera un modèle comparable à Gisors ou Château-sur-Epte, par exemple. La base des tours était pleine, mais elles devaient être dotées d'une salle en partie haute (certainement amplifiée par un hourd en bois, qui permettait d'ailleurs un flanquement plus efficace), car elles sont percées en leur centre d'une descente de latrine rectangulaire, aboutissant à une simple fosse13. Un trou d'homme rectangulaire d'un pied de large sur deux de haut s'ouvrait dans le rempart au tiers inférieur du conduit, afin d'en permettre la vidange.


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Matériaux :  Moellon de pierre meulière





Historique :


Le Service archéologique des Yvelines et rassemblées par P. Laforest (LAFOREST 2000) ont permis de situer le château au sein d'un véritable réseau castral. Celui-ci peut être appréhendé à trois niveaux :
 - protection rapprochée par des points forts liés au terroir de Beynes ;
 - élément de contrôle de la limite de la mouvance du comte de Montfort face à celle du comte de Meulan, au nord ;
 - insertion plus générale dans les lignes de défense protégeant la capitale des incursions normandes puis anglaises.

 Ces deux derniers points ne peuvent être développés dans le cadre de cet article. Attardons-nous sur la protection rapprochée du château. Les points forts dominant le château de Beynes sont au nombre de trois sur le plateau, et de deux situés sur le rebord du plateau, contrôlant la vallée en amont et en aval. Il est notable que ces points d'appui constituent un réseau semi- circulaire tourné uniquement vers l'ouest, c'est-à-dire vers la menace étrangère. Plus précisément, ils contrôlent l'écheveau de routes qui convergent vers Beynes, et sont placés à peu près à l'entrée de toutes les combes qui donnent accès à la vallée. Ces cinq fortifications sont inégalement connues, et leur datation est parfois conjecturale. Il n'est pas possible d'affirmer qu'elles sont toutes contemporaines du premier château de Beynes, mais il est vraisemblable que ce réseau était achevé à la fin du XIIe s., au moment où fut construit le château en pierre de Beynes. Évoquons-les brièvement du nord au sud. Le village de Montainville, à 3 km de Beynes, possède une église dont la nef est encore romane. Elle est dédiée à Saint-Lubin, évêque chartrain du VIe s. à la mode dans les confins du diocèse depuis le VIIIe s. au moins; la paroisse résultait d'un démembrement de celle de Beynes (BOURGEOIS 1995). La jouxtant au nord-est se trouve une ferme nommée "Le Fort", qui présente encore les vestiges d'une ferme-forte attestée.
  • XIe siècle : ce château, sis en fond de vallée, dont la construction remonte au XIe siècle a eu d'abord un rôle militaire à une époque où le cours de la Mauldre constituait une ligne de défense du domaine royal vers l'ouest, notamment contre les Anglais lors de la guerre de Cent Ans.
Ayant perdu son importance stratégique du fait de l'extension du domaine royal, il est devenu un château résidentiel vers 1450 lorsque Robert d'Estouteville le fit transformer en rasant le donjon, en adaptant les fortifications à l'artillerie naissante et en aménageant une résidence plus habitable. L'édifice subit encore d'autres transformations, notamment par Philibert Delorme au XVe siècle.

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Descriptif du Château:


 Les fouilles menées dans le château actuellement visible n'ont pas permis de déceler d'occupation antérieure à la deuxième moitié du XIIe s. Mais l'analyse d'un cliché vertical IGN de 1963 (réf. 2114-2514/200, n° 157, au 1/20000) montre des traces circulaires concentriques plus au sud, à mi- distance des deux ponts qui franchissent la Mauldre. Cela pourrait correspondre à une motte castrale, tangente au cours de la rivière, dont l'ancien lit est bien visible sur ce même cliché (il a été dévié et canalisé par la suite). Le fossé pouvait donc facilement être inondé. Il se peut que cette structure ait formé le château primitif, relayé peu après par un édifice plus grand et maçonné. Ainsi à Maule, la fortification du XIe siècle fut rebâtie en pierre au début du XIIe (BOURGEOIS 1995 : 144).
Mais il n'est pas exclu que les deux fortifications aient subsisté ensemble quelque temps. Il existe dans la région des villages avec plusieurs châteaux : Mont- chauvet, avec un donjon et une motte, Châteaufort, avec trois mottes, ou Chevreuse, dont le château du XIe s. paraît entouré de trois mottes protégeant ses arrières (LAFOREST 2000). Faisaient-elles partie d'un même dispositif défensif, en fonction de la topographie, et/ou résultaient-elles de partages successoraux ?
Dans le cas de Beynes, on pourrait y voir dans cette dernière hypothèse le siège du fief de l'Étendard, attesté seulement en tant que tel en 1248. Mentionné en 1263, un manoir clos de murs localisé près du pont de l'Étendard, à moins de 200 m de la motte disparue, aurait succédé à celle-ci. En effet, malgré les changements dynastiques, les familles tenant les deux fortifications furent longtemps liées : en 1 1 84, une Henriette de Lestendart était la fille du baron de Beynes (de dion


1.2. L'évolution du bourg au XIe s. et la première motte castrale
Si l'on met de côté les normands Fulbert de Beine et Michel de Baynes évoqués plus haut, le plus ancien membre de la famille de Beynes connu est un dénommé Eudes, témoin en 1123 d'une confirmation de donation par Amaury III de Montfort; l'année suivante, un Asclin de Baina joue un rôle semblable (Petit Cartulaire de Saint-Magloire, AN LL 168, f° 39 et f° 16; cf. DE DION 1888 : 160 et 164). En 1 162, on connaît enfin un Galeran fils de Guinemer de Baina (Cartulaire de l'Abbaye des Vaux- de -Cer nay, cf. MERLET, MOUTIÉ 1857-1858, 1 : 625), tandis qu'un Amaury de Bena est attesté pour le XIIe s. (Obit du prieuré de Davron, BN, ms. lat. 10105, ff° 112-113).
La première mention d'un castrum nuncupatum Beines ne date que de 1176 environ, lors d'un hommage prêté à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés par Simon III de Montfort (Cartulaire de Saint-Germain-des-Prés, cité par LONGNON 1895 : 1, 223). Il est toutefois probable qu'une fortification ait existé dès le XIe s. ; en particulier, son existence peut être déduite avec vraisemblance d'un épisode militaire relaté par le chroniqueur Orderic Vital.


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* La restauration du Château :
http://www.fondation-patrimoine.org/medias/12/lettre-information/documents/lettre-d-information-ile-de-france-n10_42.pdf


* Un dossier archéologique du Château
 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/racf_0220-6617_2001_num_40_1_2880


* Le Château

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